Expo en cours

Parcours permanent : nouveautés 2017

Du 01 Mai 2017 au 31 Décembre 2017
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Moins d'un an après son inauguration, la Cité internationale de la tapisserie renouvelle son parcours permanent, entre acquisitions récentes, restaurations d'œuvres et prêts d'exception.

Les Mains d'Aubusson

La section consacrée aux savoir-faire de la tapisserie d'Aubusson, tels que reconnus par l'UNESCO au Patrimoine culturel immatériel de l'humanité, propose un nouveau triptyque permettant de saisir le processus de création d'une tapisserie, de la maquette de l'artiste à l'œuvre tissée en passant par le "carton" à l'échelle de la tapisserie finale qui guide le lissier pendant le tissage : un ensemble de l'artiste Régine Graille tiré de sa série des jardins datant des années 1980, conclu par la tapisserie Jardin blanc (prêt de l'artiste).

Une maquette de fauteuil de René Crevel est à présent mise en regard avec deux fauteuils tissés, réalisés à partir de maquettes de ce même artiste et déposés à la Cité internationale de la tapisserie par le musée des Arts décoratifs (don de M. et Mme Lombardini).

La Nef des tentures

Construite autour de décors inspirés du théâtre, la proposition muséographique de la Nef des tentures recontextualise les tapisseries dans leur époque de création au fil des six siècles d'histoire de la tapisserie à Aubusson, rendant possible une grande variation des œuvres tout en conservant le propos du parcours. Avec ses 600 m2 et ses 7 m de hauteur, la Nef met en avant plusieurs acquisitions récentes, des prêts ou des œuvres issues des collections : une pièce monumentale du tout début du XVIIe siècle, Les Chasses princières, est mise en regard d'une gravure de Stradanus (1523-1605) dont est tirée l'une des deux scènes qui composent la tapisserie. Cette tapisserie exceptionnelle a été récemment offerte par un couple d'origine creusoise. Une nouvelle Verdure à feuille de choux, prêt de la famille Helffer, extrêmement riche sur le plan ornemental, présente la particularité de mettre en avant une figure de cheval, peu commune dans ce type de verdure. 

Pour la période du XIXe siècle, est présentée une grande portière, tissée d'or et d'argent et aux couleurs particulièrement préservées. Cette pièce exceptionnelle appartient aux "Magasins des fêtes" du Mobilier national.

La période Art Déco s'est enrichie d'une tapisserie de 1925, Le Château de Cordès, acquise grâce au soutien de Nicole de Pazzis-Chevalier et Dominique Chevalier. Elle est associée à sa maquette gouachée et à la maquette en trois dimensions du stand (un diorama) de la manufacture Coupé où elle fut présentée pour l'Exposition internationale des Arts Décoratifs de 1925 à Paris. La manufacture y avait obtenu un Grand Prix du jury.

Parmi d'autres nouveautés encore, et toujours dans l'objectif du projet scientifique et culturel de valoriser la technique et les savoir-faire de la tapisserie, l'une des premières tapisseries mises au point par Jean Lurçat, Les Lacs, est présentée accompagnée de son carton gouaché et de son calque, tout juste restaurés, permettant ainsi de saisir les débuts de l'écriture de Lurçat pour la tapisserie : une période de deux ans et demi où Lurçat a appris, au sein de l'École nationale d'Art décoratif d'Aubusson, comment faire une tapisserie de basse lisse et tracer son carton.

Les tapisseries de peintres, grand mouvement du XXe siècle aux côtés de celui des peintres cartonniers avec Jean Lurçat, devrait connaître un ajout significatif vers le début de l'été, avec une acquisition de grande importance. En attendant la révélation, le visteur pourra appécier notamment la deuxième pièce de Le Corbusier figurant à l'inventaire des collections de la Cité de la tapisserie : Les dés sont jetés. Enfin, le visiteur découvrira le travail de Léon Gischia, peintre abstrait de "la nouvelle école de Paris", avec son Soleil vert.