Les actus de la cité

Tombée de métier : la Tapisserie du Centenaire

24.06.2017
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Pietà for Wold War I, Tapisserie du Centenaire de la Première Guerre mondiale, est tombée du métier. Retour sur un dévoilement poignant.

Le tissage de la tapisserie destinée à l’Historial franco-allemand du Hartmannswillerkopf (68)  pour commémorer le Centenaire de la Première Guerre mondiale, Pieta for World War I, d’après l’artiste allemand et pionnier du Pop Art Thomas Bayrle est terminé. Ce projet lancé en partenariat avec la Mission du Centenaire 14-18 et le Comité du Monument national du Hartmannswillerkopf sera présenté au sein de l’Historial à partir du 11 novembre 2017. La maquette de tapisserie créée par Thomas Bayrle a été acquise par la Cité de la tapisserie grâce au soutien du Groupe Würth. La tapisserie de 21 m2, réalisée par l’Atelier Patrick Guillot, met en œuvre différentes techniques et matières pour créer l’illusion d’optique : coton, laine, soie, rayonne, viscose, jusqu’aux fibres de polyester texturé, éprouvées pour le prototype de tapisserie d’extérieur, pour créer le blanc des yeux de la Pieta.

Elle est « tombée du métier » le 9 juin 2017, après des mois de tissage au sein de l’atelier mis à disposition des lissiers de l'Atelier Patrick Guillot par la Cité de la tapisserie pour cette commande de grande envergure. Les visiteurs de la Cité de la tapisserie ont été nombreux à pouvoir suivre l’évolution du tissage au fil des visites d’atelier organisées par la Cité. Le dévoilement de cette pièce monumentale tout juste tombée du métier à tisser, s'est déroulé en présence de l'artiste Thomas Bayrle, de Jean Klinkert, président du Comité du Monument national du Hartmannswillerkopf, de Quentin Tissot, représentant de la Mission du Centenaire 14-18, de Camille Zvenigorodsky, directrice adjointe de la DRAC Nouvelle-Aquitaine, de Jean-Jacques Lozach et Valérie Simonet, coprésidents de la Cité de la tapisserie. L'artiste a souligné l'importance de cette œuvre à ses yeux, conçue comme une excuse collective pour les victimes de la Première Guerre mondiale : la multitude de crânes qui esquissent la silhouette de la Pietà soutenant son fils représentant autant de pères, de frères, de maris et de fils morts inutilement sur champ de bataille. Dès la fin du travail de finitions, la tapisserie rejoindra l'Historial franco-allemand, un lieu "conçu pour rappeler l'histoire aux générations futures", expliquait Jean Klinkert. Une œuvre symbole du "plus jamais ça" et de l'amitié franco-allemande. 

La tapisserie sera visible à l'Historial pendant sa période d'ouverture, d'avril à novembre. Elle est destinée à voyager dans d'autres sites commémoratifs.

Elle retrouvera Aubusson, son lieu de production, de février à avril 2018.