Les actus de la cité

Un parcours permanent renouvelé

17.02.2017
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Pour préserver ses collections textiles et proposer chaque année au visiteur une expérience originale, la Cité internationale de la tapisserie renouvelle l'accrochage au sein de son parcours permanent, entre acquisitions récentes, restaurations d'œuvres et prêts d'exception.

Particulièrement fragiles à conserver, les collections textiles supposent une rotation régulière des œuvres pour la préservation des pièces. Avec plus de 330 tapisseries murales, la Cité internationale de la tapisserie compte un grand nombre d'œuvres en réserves, permettant un renouvellement de l'accrochage chaque année.

Avec ses décors inspirés des techniques du théâtre, la proposition muséographique de la Cité de la tapisserie recontextualise les tapisseries dans leur époque de création. Invitation à voyager au fil de six siècles d'histoire de la tapisserie à Aubusson, ce système de châssis et décors successifs rend possible une grande variation des œuvres, tout en conservant le propos du parcours permanent.

Poursuivant son travail de construction d'une collection de référence, la Cité acquiert régulièrement de nouvelles pièces. Moins de sept mois après son inauguration, la Cité de la tapisserie propose au visiteur de découvrir ses acquisitions les plus récentes au sein de la grande Nef des Tentures.

À voir en 2017

Le visiteur est accueilli dès le hall par une tapisserie monumentale de Jacques Lagrange (dépôt du Mobilier national), Cette pièce laissera la place dès la fin mai 2017 à une création contemporaine très attendue : La famille dans la joyeuse verdure, d'après le duo d'artistes argentins Leo Chiachio et Daniel Giannone (2e prix 2013 de la création à la Cité de la tapisserie). L'œuvre sera exposée dès sa tombée de métier, après plus de deux ans de tissage.

L'espace de la Nef des tentures, avec ses 600 m2 et ses 7 m de hauteur, met en avant plusieurs acquisitions récentes, des prêts ou des œuvres issues des collections : une pièce monumentale du tout début du XVIIe siècle, Les Chasses princières, est mise en regard d'une gravure de Stradanus (1523-1605) dont est tirée l'une des deux scènes qui composent la tapisserie. Cette tapisserie exceptionnelle a été récemment offerte par un couple d'origine creusoise.

Une nouvelle Verdure à feuille de choux, prêt de la famille Helffer, extrêmement riche sur le plan ornemental, présente la particularité de mettre en avant une figure de cheval, peu commune dans ce type de verdure. Pour la période du XIXe siècle, la Cité de la tapisserie présente une portière exceptionnelle, tissée d'or et d'argent (prêt du Mobilier national).

La période Art Déco s'est enrichie d'une tapisserie de 1925, Le Château de Cordès, acquise grâce au soutien de Nicole de Pazzis-Chevalier et Dominique Chevalier. Cette pièce de la Manufacture Coupé (Bourganeuf) est associée à sa maquette gouachée et à la maquette en trois dimensions du stand (un diorama) de la manufacture Coupé pour l'Exposition internationale des Arts Décoratifs de 1925 à Paris. La manufacture y avait obtenu un Grand Prix du jury.

Le mouvement des peintres cartonniers au XXe siècle est à présent illustré également par l'une des premières tapisseries mises au point par Jean Lurçat, Les Lacs. La tapisserie est mise en rapport avec son carton gouaché, qui permet de saisir les débuts de l'écriture de Lurçat pour la tapisserie, période de deux ans et demi où Lurçat a appris, au sein de l'École nationale d'Art décoratif d'Aubusson, comment faire une tapisserie de basse lisse et son carton.

Le Corbusier occupe toujours une place importante parmi les tapisseries de grands peintres, cette fois avec Les dés sont jetés.

Enfin, le visiteur découvre le travail du peintre abstrait de "la nouvelle école de Paris" Léon Gischia avec son Soleil vert.

La salle des "Tapisseries du monde", actuellement fermée, rouvre à la fin mars, entièrement renouvelée avec des prêts du Département textile du Mobilier national, du musée Bargoin de Clermont-Ferrand et de la galerie Berdj Achdjian à Paris, et connaîtra une seconde rotation d'œuvres au cours de l'année.

La plateforme de création contemporaine met notamment en avant l’œuvre hybride de Pascal Haudressy, If, Grand Prix de la Cité de la tapisserie en 2014, mêlant tapisserie, sculpture et projection vidéo.

Les créations contemporaines seront visibles dans la plateforme jusqu'au 19 juin 2017, puis l'ensemble des œuvres du Fonds contemporain seront rassemblées au centre culturel et artistique Jean-Lurçat d'Aubusson, du  23 juin au 18 septembre.