Les actus de la cité

2 ateliers, 3 rendez-vous en famille pendant les vacances de Noël

15.12.2016
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Deux ateliers jeune public, trois dates à ne pas manquer pendant les vacances de Noël.

Atelier Peau de licorne (5 à 10 ans)

Les enfants se plongent dans la fabuleuse œuvre d’art Peau de licorne de l’artiste Nicolas Buffe (Grand prix 2010 de la Cité de la tapisserie). Ils y découvrent une multitude de représentations illustrant une folle chasse à la licorne parsemée de personnages de bandes dessinées et de motifs décoratifs anciens. Une table tactile et un grand livre frise font découvrir la grande histoire de cette licorne et aussi comment elle a été fabriquée.

Un atelier de dessin permet aux enfants de créer leur propre Peau de licorne, à leur façon et en s'inspirant du travail de l’artiste.

Durée de l'activité : environ 1h30.

Atelier Verdures à feuilles de choux (5 à 10 ans)

Les enfants entrent dans le paysage mystérieux et fantastique d’une tapisserie à "feuilles de choux" du XVIe siècle. Griffon, dindon, loup, lion, renard, oiseaux, etc.,  se cachent ou apparaissent dans une énorme végétation à larges feuilles avec en arrière-plan, des paysages lointains et des villages. À la suite de cette découverte, les enfants sont invités à réaliser au sol un puzzle géant de la tapisserie.

Et plus encore, un atelier de dessin offre la possibilité de créer sa propre tapisserie à feuilles de choux avec, notamment, des animaux (réels et fantastiques) en décalcomanies.

Le grand journal La feuille de choux permet de continuer à la maison l’exploration des tapisseries de ce type et de faire de nouveaux jeux en lien avec elles.

Durée de l'activité : environ 1h30.

 

 

Infos pratiques

Ateliers Peau de licorne : dimanche 18 décembre 2016 et jeudi 22 décembre à 15h30. Réservation obligatoire (atelier limité à 12 enfants de 5 à 10 ans, les adultes accompagnant pouvant participer) au 05 55 66 66 66.

Atelier Verdures à feuilles de choux : mercredi 21 décembre 2016 à 15h30. Réservation obligatoire (atelier limité à 12 enfants de 5 à 10 ans, les adultes accompagnant pouvant participer) au 05 55 66 66 66.

Tarif des ateliers : 5 € par enfant, entrée au tarif réduit de 5 € pour les adultes accompagnants donnant accès à l'ensemble des espaces d'exposition.

Histoire des ateliers

Les manufactures Sallandrouze

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Comme en témoigne encore aujourd’hui le patrimoine architectural subsistant, les Sallandrouze font partie des familles les plus illustres dans l’industrie des tapis, de la moquette et de la tapisserie à Aubusson. Toutefois, nous devons distinguer les deux branches de la famille connue sous le nom des Sallandrouze : d’une part, les Sallandrouze de Lamornaix, actifs du début du XIXe siècle jusqu’aux années 1870, et d’autre part les Sallandrouze Lemoullec, dont l’activité s’exerce du milieu du XIXe siècle jusqu’aux années 1990.

Sallandrouze de Lamornaix

Jean Sallandrouze de Lamornaix est le premier membre de la famille à connaître un succès conséquent dans l’industrie du tapis et de la tapisserie. Ainsi, dès la première exposition nationale des produits de l’industrie à Paris en 1802, l’entreprise Rogier et Sallandrouze, née de l’association entre Jean Sallandrouze de Lamornaix et le maire d’Aubusson Guillaume Rogier, est récompensée. En plus de sa manufacture alors située sur l’actuel emplacement de la manufacture Saint-Jean à Aubusson, Jean Sallandrouze de Lamornaix ouvre une manufacture de tapis velours dans le quartier du Marais, à Paris. Son fils, Charles Sallandrouze de Lamornaix, prend ensuite la succession de l’entreprise à partir de 1826 et devient un industriel important au XIXe siècle. En parallèle des ateliers à Aubusson, il acquiert l’hôtel Montholon à Paris pour y installer une boutique dans le nouveau quartier à la mode des Grands Boulevards. Charles Sallandrouze de Lamornaix est aussi impliqué dans la politique et est élu conseiller général de la Creuse à partir de 1841, député à plusieurs reprises à partir de 1846, et enfin maire d’Aubusson. Il publie également plusieurs ouvrages dont les Considérations sur la législation des brevets d’invention, en 1829. Charles Sallandrouze de Lamornaix participe activement aux expositions universelles du XIXe siècle. À cet effet, en 1851 à Londres, il est commissaire général et, à ce titre, responsable de la direction française de l’exposition par délégation. En 1855, il est vice-président du jury à l’exposition universelle parisienne.

À la mort de Charles Sallandrouze de Lamornaix, le fils du fabricant, Octave Sallandrouze de Lamornaix prend la succession de l’entreprise. Ses tapis et tapisseries rencontrent également un vif succès à l’exposition universelle de 1867. Après la défaite de la France face à la Prusse en 1870, dans un contexte de crise économique, l’usine Sallandrouze de Lamornaix ferme en 1872. Ses bâtiments sont rachetés par la famille Hamot, qui y développe une prestigieuse manufacture de tapis et tapisseries qui deviendra plus tard la Manufacture Saint-Jean.

Sallandrouze Lemoullec

Dans la branche cadette de la famille des Sallandrouze, nous trouvons le cousin de Charles Sallandrouze de Lamornaix, Alexis Sallandrouze. Celui-ci est connu pour la célèbre Tapisserie à l’éléphant, actuellement conservée au musée du Louvre. Un autre cousin de Charles Sallandrouze de Lamornaix, Jean-Jacques Sallandrouze Lemoullec, connaît un succès retentissant dans l’entreprise qu’il avait créée avec Charles Sallandrouze. Ils remportent ainsi des médailles d’argent aux expositions universelles de 1855 et de 1867 sous le nom de Sallandrouze Jean-Jacques et Charles, puis de Jean-Jacques Sallandrouze père et fils. Ils industrialisent la production de tapis mécaniques et de moquettes, grâce à l’installation de métiers à vapeur alimentés par l’eau de la Creuse. Les ateliers de production, installés dans un premier temps à Felletin, sont déplacés à Aubusson. L’entreprise qui prend ensuite le nom de Sallandrouze frères, remporte de grandes médailles aux expositions universelles de 1878 et de 1889. Elle fait construire un imposant bâtiment en L pour abriter les moulins hydrauliques Mirabeau utilisés pour la filature à Felletin. Sallandrouze frères localisent ensuite la totalité de leur production à Aubusson, dans la nouvelle usine construite en 1885 dans le quartier Saint-Jean. L’entreprise, qui emploie 800 ouvriers à la fin du XIXe siècle, produit des tapis et des moquettes uniquement sur des métiers mécaniques.

Au XXe siècle, l’usine est alimentée par l’énergie provenant de la centrale hydro-électrique de la Croix Blanche et du barrage des Combes*. À partir des années 1920, d’exceptionnels sheds en béton à toitures courbes sont construits par la société fondée par l’ingénieur béton armé François Hennebique, véritable précurseur de l’architecture béton. L’entreprise est ensuite partiellement détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, en juillet 1944, avant d’être reconstruite dans une architecture en sheds également. L’entreprise Sallandrouze frères cesse son activité dans les années 1990 et devient Manufacture Royale du Parc. Les bâtiments de l’usine sont entièrement détruits et rasés en 2014. Le château Sallandrouze, transformé pendant quelques années en hôtel de luxe, le château Saint-Jean qui abrite actuellement la maison de retraite d’Aubusson et la villa Saint-Jean, dans laquelle sont installés des locaux d’EDF-GDF, témoignent encore aujourd’hui de la richesse et de l’importance de la famille Sallandrouze dans la ville d’Aubusson aux XIXe et XXe siècles.

L’entreprise Manufacture Royale du Parc continue pour sa part son activité dans des locaux situés dans le quartier de la Beauze et produit des tapis et moquettes sur mesure pour les établissements hôteliers les plus luxueux, les compagnies de transports aériens et ferrovières.

D’après Juliette Ronsin

L’exposition « Énergie et bâtisseurs », organisée par l’association Les Maçons de la Creuse, célèbre le centenaire de la construction du barrage des Combes, à Felletin, du 14 juillet au 30 septembre 2017. Pour en savoir plus, découvrez le site de l’association Les Maçons de la Creuse.

Les actus de la cité

Cinq,25 : la chronique radiophonique

04.07.2017
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Depuis 2014, le réseau CINQ,25, association fédérant des structures professionnelles qui produisent, diffusent ou soutiennent la création plastique contemporaine, propose chaque mois une émission dédiée à l’art contemporain. En partenariat avec les radios associatives Beaub FM et Radio Vassivière, ces émissions dévoilent des événements ou des expositions se tenant chez les membres de ce réseau déployé sur le territoire de l'ex-Limousin.

En juin dernier, Radio Vassivière a promené son micro du côté d'Aubusson, à la rencontre des artistes argentins Chiachio & Giannone autour de leur œuvre La famille dans la joyeuse verdure présentée à la Cité de la tapisserie après 2 ans de travail au sein de l'atelier A2 chargé du tissage. Des élèves de 3e du collège de Crocq (Creuse) ont travaillé autour de ce projet et ont pu rencontrer les deux artistes venus spécialement de Buenos Aires pour découvrir leur œuvre tout juste "tombée du métier" et leur présenter leurs productions.
La tapisserie est visible jusqu'au 18 septembre au Centre culturel et artistique Jean-Lurçat à Aubusson, à l'occasion de l'exposition hors les murs de la Cité de la tapisserie "7 ans de création en Aubusson".

Écoutez la chronique sur la chaîne YouTube de Cinq,25, et découvrez toutes les émissions des structures appartenant au réseau :

Expo en cours

L'œuvre ornée de Mario Prassinos

Du 20 Juillet 2017 au 04 Novembre 2017
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La Cité de la tapisserie est présente hors les murs, avec une exposition à l’Église du Château de Felletin (23) consacrée à l’artiste Mario Prassinos (1916-1985), en co-commissariat avec l’expert Catherine Prassinos et le conseiller artistique et scientifique Thierry Rye, du 20 juillet au 4 novembre 2017. Une exposition réalisée en partenariat avec Felletin Patrimoine Environnement. 

L'EXPOSITION

L’exposition présente une sélection d’une trentaine d’œuvres de l’artiste, selon deux axes privilégiés par les commissaires :

- Les portraits : Prétextats et Pèretextats

- Les « arbres », les « bouquets », ainsi que des « verdures » des dernières années de la production de l’artiste.

De nombreux prêts de grandes institutions permettent cette exposition : Musée de Arnhem (Pays-Bas), Musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine (Angers), Mobilier national, FRAC Limousin, l’Abbaye-école de Sorèze / Musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle(Tarn), Centre national des arts plastiques (donation Mario Prassinos) aux côtés de pièces provenant de collections privées. 

Courant 2018 sera publié le catalogue raisonné de l’œuvre tissé de Mario Prassinos incluant également d’autres incursions de l’artiste dans le domaine des Arts décoratifs, en particulier la céramique.

L'ŒUVRE ORNÉE DE MARIO PRASSINOS

Mario Prassinos a dès le début de sa carrière artistique exploré les techniques à sa portée, peinture, dessin, gravure, sculpture, tapisserie, allant simultanément de l’une à l’autre, toutes se nourrissant les unes des autres.

Ainsi les Arts décoratifs ont tenu une grande place dans l’œuvre de Mario Prassinos, décoration de vases et de plats, (Manufacture de Sèvres, Cité de la Céramique), de reliures de couvertures, (Collection Bonet-Prassinos, Éditions Gallimard), de décors et costumes de théâtre et d’opéras.

Les grandes fresques murales d’Aubusson, Aix en Provence, Nancy, Sisteron, Toulouse, des murs ornés de peinture, de céramique ou de mosaïque de couleurs vives, sont esthétiquement et formellement très proches des tapisseries de Mario Prassinos. Les préoccupations de l’artiste restent les mêmes, les murs de laine deviennent des murs de pierre.

Dans Le petit traité du carton de tapisserie écrit en 1967 Mario Prassinos dit : « Destinée à des lieux précis, à des fonctions architecturales la grande tapisserie fait penser au théâtre. Ce n’est pas par caprice que certaines de mes grandes tapisseries portent le nom de tragédies de Shakespeare.

En 1963, à la Scala de Milan, Macbetto de Verdi monté par Jean Vilar fut représenté devant une énorme reproduction de la tapisserie Macbeth tissée des années auparavant.

Picasso qui a dit en visitant en 1938 la première exposition personnelle de Mario Prassinos : « Bravo, c’est très joli ! », compliment qui a troublé le jeune peintre dont les peintures représentaient des monstres grimaçant en train de s’entre tuer, trouvait de même très « jolies » les sculptures « nègres » qu’il allait voir à la même époque au musée d’Art Ethnographique, qui étaient bien qu’effrayantes et menaçantes souvent gracieuses et belles. Picasso avait raison si il y a dans l’œuvre multiforme de Mario Prassinos du tragique et du spectaculaire, il y a aussi un goût de l’ornement, une élégance une virtuosité naturelle.

En 1985 son œuvre ultime, onze grandes peintures d’arbres qui ornent une chapelle à Saint Rémy de Provence ont été conçues par l’artiste comme un décor, l’éclairage modulable permettait d’en accentuer l’aspect théâtral de le transformer en une forêt inquiétante ou au contraire en un parc accueillant.

MARIO PRASSINOS, PEINTRE-CARTONNIER

En tant qu’artiste de la tapisserie, Mario Prassinos appartient au mouvement des peintres cartonniers dans la deuxième moitié du XXe siècle.

La première tapisserie de Mario Prassinos remonte à 1952. C’est Jean Lurçat qui l’initie à la technique du carton numéroté, technique qui séduit Mario Prassinos en ce qu’elle impose la création d’une image mentale colorée préalable à l’exécution du carton par les lissiers. Cette pratique est à l’opposé de celle de la peinture, travail solitaire, et dans son cas très différent stylistiquement de la tapisserie. Il a compris qu’il fallait trouver un langage adapté à la laine et aux tapisseries de très grands formats. Si l’on retrouve dans ses préoccupations esthétiques des similitudes entre tapisserie et gravure, il en existe peu entre tapisserie, peinture et dessin, sauf dans le cas de tapisseries de haute lisse qui ont été tissées d’après des encres de Chine sur papier ou des huiles sur papier.

Prassinos expose en 1953 ses premières tapisseries chez Gallimard. Il fournira plus de 150 cartons pour les ateliers Goubely à Aubusson et pour le Mobilier national une dizaine de tapisseries monumentales sur les thèmes de Shakespeare, de la Colline, de l’Arbre, du Suaire. De 1952 à 1975, il expose régulièrement ses tapisseries à la galerie La Demeure à Paris et de 1964 à 1973 à la galerie Colette Ryter à Zurich. Son œuvre tissé sera récompensé du Grand Prix de la Triennale de Milan en 1957 et de celui de l’Exposition universelle de Bruxelles en 1958.

Catherine Prassinos, Paris ADAGP 2017

Infos pratiques

"L'œuvre ornée de Mario Prassinos", une exposition de la Cité internationale de la tapisserie, en co-commissariat avec Catherine Prassinos et Thierry Rye, en partenariat avec Felletin Patrimoine Environnement.

Église du Château de Felletin, 20 juillet au 4 novembre 2017.

Billet jumelé avec les expositions de la Cité internationale de la tapisserie : 9,50 €.

Les actus de la cité

Tombée de métier : la Tapisserie du Centenaire

24.06.2017
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Pietà for Wold War I, Tapisserie du Centenaire de la Première Guerre mondiale, est tombée du métier. Retour sur un dévoilement poignant.

Le tissage de la tapisserie destinée à l’Historial franco-allemand du Hartmannswillerkopf (68)  pour commémorer le Centenaire de la Première Guerre mondiale, Pieta for World War I, d’après l’artiste allemand et pionnier du Pop Art Thomas Bayrle est terminé. Ce projet lancé en partenariat avec la Mission du Centenaire 14-18 et le Comité du Monument national du Hartmannswillerkopf sera présenté au sein de l’Historial à partir du 11 novembre 2017. La maquette de tapisserie créée par Thomas Bayrle a été acquise par la Cité de la tapisserie grâce au soutien du Groupe Würth. La tapisserie de 21 m2, réalisée par l’Atelier Patrick Guillot, met en œuvre différentes techniques et matières pour créer l’illusion d’optique : coton, laine, soie, rayonne, viscose, jusqu’aux fibres de polyester texturé, éprouvées pour le prototype de tapisserie d’extérieur, pour créer le blanc des yeux de la Pieta.

Elle est « tombée du métier » le 9 juin 2017, après des mois de tissage au sein de l’atelier mis à disposition des lissiers de l'Atelier Patrick Guillot par la Cité de la tapisserie pour cette commande de grande envergure. Les visiteurs de la Cité de la tapisserie ont été nombreux à pouvoir suivre l’évolution du tissage au fil des visites d’atelier organisées par la Cité. Le dévoilement de cette pièce monumentale tout juste tombée du métier à tisser, s'est déroulé en présence de l'artiste Thomas Bayrle, de Jean Klinkert, président du Comité du Monument national du Hartmannswillerkopf, de Quentin Tissot, représentant de la Mission du Centenaire 14-18, de Camille Zvenigorodsky, directrice adjointe de la DRAC Nouvelle-Aquitaine, de Jean-Jacques Lozach et Valérie Simonet, coprésidents de la Cité de la tapisserie. L'artiste a souligné l'importance de cette œuvre à ses yeux, conçue comme une excuse collective pour les victimes de la Première Guerre mondiale : la multitude de crânes qui esquissent la silhouette de la Pietà soutenant son fils représentant autant de pères, de frères, de maris et de fils morts inutilement sur champ de bataille. Dès la fin du travail de finitions, la tapisserie rejoindra l'Historial franco-allemand, un lieu "conçu pour rappeler l'histoire aux générations futures", expliquait Jean Klinkert. Une œuvre symbole du "plus jamais ça" et de l'amitié franco-allemande. 

La tapisserie sera visible à l'Historial pendant sa période d'ouverture, d'avril à novembre. Elle est destinée à voyager dans d'autres sites commémoratifs.

Elle retrouvera Aubusson, son lieu de production, de février à avril 2018.

Les actus de la cité

Création contemporaine: la Cité acquiert une maquette de El Seed

24.06.2017
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Au-delà de son travail autour des appels à projets de tapisseries contemporaines, la Cité de la tapisserie œuvre pour la création en tapisserie d’Aubusson et ainsi soutenir sa filière économique à travers des projets spécifiques, en partenariat avec des artistes, des architectes, des galeries, des studios ou d’autres institutions. La Cité de la tapisserie vient de faire l'acquisition d'une toile de l'artiste, graffeur et calligraphe eL Seed, destinée à devenir un tissage d'exception.

Parmi ses missions de soutien économique et artistique à la filière tapisserie, la Cité de la tapisserie a engagé une action de prospection vers les Emirats Arabes Unis en 2016, avec le recrutement d’un Volontaire International en Entreprise chargé de nouer un important réseau de contacts pour comprendre quels artistes intéressant les E.A.U. pourraient être susceptibles d’être tissés.

Après un an de mission, plusieurs projets sont en cours de concrétisation, qui vont notamment permettre une présence de la tapisserie d’Aubusson dans des lieux prestigieux des Émirats Arabes Unis. 

Un projet a particulièrement retenu l’attention de la Cité de la tapisserie pour intégrer sa collection publique « musée de France ». Il s’agit d’une maquette proposée par l’artiste franco-tunisien eL Seed, installé à Dubaï. 

En premier lieu, la Cité de la tapisserie a souhaité acquérir une maquette de cet artiste et en faire réaliser un tissage dans le cadre du Fonds régional pour la création de tapisseries contemporaines. 

Ce projet, tout à fait représentatif de la nouvelle démarche engagée pour développer des commandes de tapisseries depuis les Émirats, est ainsi initié par une œuvre exemplaire de la création de ponts entre le métier d’art français et l’expression contemporaine d’un artiste du monde musulman, dans la lignée de la labellisation Unesco. 

De plus, le travail d’eL Seed s’inscrit dans une démarche d’art mural prometteuse dans la perspective d’un futur investissement de cet artiste dans la tapisserie.

Souhaitant une forte référence de ses futures tapisseries à la tradition française, il a réalisé une première maquette en calligraphiant une phrase fétiche de Jean Lurçat : « C’est l’aube d’un monde nouveau, un monde où l’homme ne sera plus un loup pour l’homme », gravée sur son épée d’académicien. Présenté par le Volontaire International en Entreprise mandaté par la Cité de la tapisserie lors d’une rencontre avec les dirigeants de l’Institut du Monde Arabe, ce projet a reçu un soutien et des encouragements écrits de la part de Jack Lang, président de l’IMA. 

L’huile sur toile C’est l’aube est destinée à devenir un tissage de 2,50 m x 2,50 m.

Né en banlieue parisienne en 1981, eL Seed est remarqué dès la fin des années 1990 pour son travail en street art. En 2004, il découvre la calligraphie arabe et développe ensuite une expression mêlant sa pratique du graffiti et une technique de plus en plus maîtrisée de la calligraphie. Artiste revendiquant la tolérance et l’amitié entre les peuples, son oeuvre anamorphique à l’échelle d’un quartier copte du Caire illustre cette démarche humaniste. Ses calligraphies reprennent des versets du Coran, des déclarations de personnages illustres. Il vit et travaille aux Émirats Arabes Unis.

Dossier de presse - saison 2017

15.06.2017
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La Cité internationale de la tapisserie - Présentation 2017

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Les actus de la cité

Deux nouvelles créations rejoignent le Fonds contemporain

16.05.2017
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La Cité de la tapisserie œuvre pour la création en tapisserie d'Aubusson à travers des projets spécifiques, en partenariat avec des artistes, des architectes, des galeries, des studios ou d'autres institutions, ainsi qu'à travers des appels à projets de tapisseries contemporaines, permettant d'alimenter le Fonds contemporain de la Cité de la tapisserie.

Les tissages des Nouvelles Verdures d'Aubusson d'après Goliath Dyèvre et Quentin Vaulot et de La famille dans la joyeuse verdure d'après Leo Chiachio et Daniel Giannone, respectivement premier et deuxième prix de l'appel à création 2013 de la Cité de la tapisserie, consacré à cette thématique traditionnelle de la tapisserie, sont terminés. Lauréats du Grand Prix 2013 avec un projet de tenture en cinq pièces, Quentin Vaulot et Goliath Dyèvre ont adopté une démarche science-fictionnelle pour souligner que les verdures d’Aubusson sont un patrimoine en mutation. Leur travail est un ensemble présentés comme l’aboutissement d’une enquête biologico-policière, chaque pièce développant un protocole de manipulation génétique mis en exergue par des éléments en porcelaine, où des verdures anciennes semblent revivre de manière contemporaine.

Le duo d'artistes argentins Leo Chiachio et Daniel Giannone avait obtenu le deuxième prix en 2013 pour un projet de tapisserie monumentale (3m x 5m), une peinture jubilatoire inspirée de l’imaginaire latino-américain – notamment guarani – représentant les deux hommes assis au cœur d'une jungle luxuriante fourmillant de détails à la fois réalistes et oniriques, naturels et issus d'objets de consommation du monde moderne.  

Les deux créations contemporaines seront visibles dans les espaces d'exposition de la Cité de la tapisserie dès le 19 mai 2017. Les Nouvelles Verdures d'Aubusson, d'après Goliath Dyèvre et Quentin Vaulot (un tissage Atelier de la Lune, Aubusson, incorporant des pièces en porcelaine réalisées par l'Atelier Charly Bonneau) et La famille dans la joyeuse verdure d'après Leo Chiachio et Daniel Giannone (tissage atelier A2, Aubusson), seront dévoilées au public le 18 mai à 18 h, en présence des artistes et des ateliers ayant réalisé les tissages.

 

Infos pratiques

Dévoilement officiel le jeudi 18 mai à 18h.

Expo en cours

Hors les murs : 7 ans de création en Aubusson

Du 24 Juin 2017 au 18 Septembre 2017
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Cet été, la Cité internationale de la tapisserie réinvestit les salles de l’ancien musée départemental de la tapisserie au sein du Centre culturel et artistique Jean-Lurçat à Aubusson pour présenter pour la première fois une rétrospective de l’ensemble des pièces de son Fonds contemporain.

Le visiteur peut y admirer les tissages contemporains réalisés dans le cadre des appels à création annuels de la Cité de la tapisserie, depuis 2010 jusqu’aux pièces les plus récentes, dont une œuvre très attendue, dévoilée en mai 2017 après deux ans de tissage : La famille dans la joyeuse verdure, d’après le duo d’artistes argentins Leo Chiachio et Daniel Giannone (2e prix 2013 de la création à la Cité de la tapisserie), tout comme le Grand Prix 2013 décroché par Goliath Dyèvre et Quentin Vaulot pour leur série de cinq tapisseries Nouvelles Verdures d’Aubusson.

Cette rétrospective offre un panorama de la variété des usages et une vision de la grande contemporanéité de la tapisserie d’Aubusson, qui, depuis le XVe siècle, reste toujours en phase avec l’esprit créatif de son temps, depuis l’œuvre mixed media de Pascal Haudressy, If (Grand Prix de la Cité de la tapisserie en 2014), mêlant tapisserie, sculpture et projection vidéo, au Grand Prix de l’appel à création consacré au « Mobilier design » en 2012 (Confluentia de Bina Baitel), en passant par l’installation en volume de Cécile Le Talec, Panoramique polyphonique (Grand Prix en 2011) ou l’hybride de portière et de tapis Toute Personne 2  (Vincent Bécheau et Marie-Laure Bourgeois, 3e prix 2012).

L’ensemble des tissages déjà « tombés du métier » y est présenté, ainsi que les maquettes primées dont la réalisation débutera dans les prochains mois, comme Lucite, le trompe-l’œil de la jeune artiste Eva Nielsen (Grand Prix 2016), ou encore les pièces de mode et d’accessoires issus de l’appel à création consacré à cette thématique en 2015 et dont le blouson de la créatrice Christine Phung avait obtenu le Grand Prix, sera tissé par l’Atelier Catherine Bernet à Felletin. 

Depuis le lancement de l’appel à création en 2010, treize tissages sur vingt-quatre projets primés ont déjà rejoint la collection « Musée de France » de la Cité de la tapisserie au sein du Fonds contemporain.

Une vision de la tapisserie contemporaine, à découvrir jusqu'au 18 septembre.

Infos pratiques

"7 ans de création en Aubusson", une rétrospective du Fonds contemporain de la Cité internationale de la tapisserie, Centre culturel et artistique Jean-Lurçat, Aubusson.

Ouvert tous les jours de 10h à 18h sauf le mardi 14h-18h uniquement.

Billet donnant accès au parcours permanent de la Cité de la tapisserie et à l'exposition temporaire au CCAJL : Plein tarif 8 €, tarif réduit 5,50 €.