De l'ENAD à la Cité

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Appel à création de la Cité de la tapisserie : deux projets primés et une mention spéciale

08.12.2016
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La Cité de la tapisserie lance une activité exclusive pour 2017 : "Vivre l'art autrement, méditations / contemplations au cœur des collections"

08.12.2016
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Appels à création

Salades, Sébastien Gouju (maquette)

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Sébastien Gouju, Salades, mention spéciale du jury, 2016. Maquette conservée par la Cité internationale de la tapisserie.

Travaillant sur la question du lien et de la hiérarchie entre "arts nobles" et "arts mineurs", Sébastien Gouju revisite les verdures traditionnelles de la tapisserie d'Aubusson de manière humoristique. Partant de la notion de décor, il s'est inspiré de ce qui décore nos assiettes, pour nous plonger dans le sachet de salade. Il livre une composition de salades, une salade composée, dans la version la plus calibrée, la plus industrielle qui soit, avec un traitement très contrasté et graphique.

Imprégné des contraintes du médium textile, Sébastien Gouju a souhaité restreindre son carton à 20 couleurs et jouer sur l'écriture technique de la tapisserie pour transcrire le bouillonnement quasi organique de sa composition dans un projet de tissage maîtrisé. Le jury a tenu à souligner la qualité de son projet en lui attribuant la mention spéciale 2016.

Expositions & activités

Appels à création

Lucite, Eva Nielsen

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Eva Nielsen obtient le Grand Prix 2016 de la Cité internationale de la tapisserie avec Lucite, une proposition de tapisserie en trompe-l'œil de 2,20 x 3 m, qui joue sur une tension entre le monumental et l'intime.

Passée par la Central Saint Martins de Londres et diplômée des Beaux-Arts de Paris, Eva Nielsen est une artiste prometteuse de la jeune scène picturale française. Représentée par Jousse à Paris, Selma Feriani à Tunis et à Londres et The Pill à Istanbul, la jeune Franco-Danoise s'intéresse  à la thématique de l'entrelacement. Son travail plastique est un travail de strates : à partir de photographies, Eva Nielsen s'approprie les images en intervenant par couches successives, cadres successifs de sérigraphie, applications de peinture ou d'encre.

Pour l'appel à création 2016 de la Cité de la tapisserie, Eva Nielsen a proposé un projet de trompe-l'œil. Du nom d'une maladie interdisant la confrontation avec la lumière du jour et oblige les malades à se protéger du soleil sous une toile, l'œuvre Lucite est issue d'une recherche où l'artiste superpose l'impression de la trame d'une toile moustiquaire à la photographie d'un paysage. Prévue pour mesurer 2,20 m de large sur 3 m de hauteur, l'œuvre joue entre les dimensions monumentales de la tapisserie et la perception intime du paysage à travers la trame textile. 

Alors qu'elle travaille ses images en couches successives, la réalisation d'une tapisserie lui permet de transcender son geste artistique en touchant directement le matériau même qu'elle imprime depuis quelques années. Aboutissement de cinq années de recherches, ce projet de tapisserie pourrait lui permettre de faire "fusionner les calques", en mettant en forme l'image en un seul geste, celui du lissier.

Le tissage a été réalisé par l'Atelier Patrick Guillot en 2018.

En 2019, Eva Nielsen fait partie avec Lucite de la sélection de la Triennale d’Art textile de Lodz en Pologne, au Musée Central des Textiles, la plus ancienne triennale d’art textile. Son travail est également présenté en Allemagne et aux Etats-Unis. Une première monographie consacrée aux productions d’Eva Nielsen paraît en juin 2019 chez Manuella Éditions.

 

Appels à création

Bleue, Marie Sirgue

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Le deuxième prix 2016 de l'appel à création de la Cité de la tapisserie revient à l'artiste plasticienne Marie Sirgue pour son projet Bleue, un projet de tapisserie de 2 m x 3 m qui, dans la préciosité de son tissage, va s'attacher à donner l'illusion... de la plus triviale des bâches de chantier.

Marie Sirgue vit et travaille dans la Vienne. Multi-médium, son travail questionne l'homme et ses usages. À partir d'un projet, elle va aller chercher la technique la plus adaptée. Elle s'intéresse à la notion de "contrefaçons inversées" : en partant d'un modèle trivial, un objet du quotidien de peu de valeur, elle imagine comment en donner une copie ennoblie.

C'est que Marie Sirgue a expérimenté pour l'appel à création de la Cité de la tapisserie : à partir d'un montage de plusieurs photographies d'une bâche de chantier bleue tout juste sortie de son emballage, avec ses plis et ses jeux de lumières grâce à l'application d'un flash déporté, elle propose un grand projet de trompe-l'œil, dans la tradition des drapés textiles de la tapisserie d'Aubusson historique. Pour ce projet, les drapés jouent des effets de brillance, d'irisation et de lumière et doivent donner l'illusion des froissements du plastique. Marie Sirgue produit par là un trouble entre la trame de la bâche originale et la trame de la tapisserie, justement en jouant avec le langage technique de la tapisserie, les battages, les chinages ou encore les aplats. Les bleus sont électriques, volontairement artificiels.

Le tissage a été confié à l'Atelier A2 à Aubusson. La pièce est tombée du métier en février 2019 et a été présentée notamment au Palais de Tokyo à l'automne 2019. 

 

Workshop "La tapisserie, le mur et l'achitecte" : 3 projets innovants récompensés

22.11.2016
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La Caisse d'Épargne d'Auvergne et du Limousin soutient la Cité internationale de la tapisserie

21.11.2016
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La tapisserie, le mur et l'architecte

Troisième prix : "3"

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Marion Subert, Anne Boisseau (BMA "Art de la lisse"), Clément Polteau (ENSA Limoges), Sarah Ducarre (DSAA Raymond Loewy), Rafael Galoyan, Thomas Bachelé (ENSAP Bordeaux) remportent le troisième prix pour un projet qui porte bien son nom : 3. Le projet prévoit la mise en place d'un espace circulaire sous la forme d'un couloir créé à l'aide deux tapisseries, dans lequel le visiteur déambule et, à la manière d'un labyrinthe, repasse trois fois au même endroit sans jamais en avoir la même perception.

L'équipe est partie de l'idée de créer un espace en interaction avec le spectateur, qui se modifie selon trois cycles avec des changements de lumière, pour tour à tour raconter une histoire, raconter un matériau, et enfin raconter un espace. Par la lumière est ce qui lui est révélé ou non, le visiteur parcourt trois fois un même espace sans être le même.

Disposées de manière circulaire, les deux tapisseries forment un couloir dans lequel le visiteur pénètre en soulevant un pan de la tapisserie périphérique. Il est alors invité à découvrir au fil de son cheminement une tapisserie narrative classique, présentant l'histoire de Thésée et le Minotaure. Après un premier tour, il peut soulever un pan de la tapisserie intérieure pour reprendre son cheminement dans un deuxième cycle : cette fois, la tapisserie est rétro-éclairée, et laisse entrevoir la lumière par les fentes de relais laissés ouverts. Ce nouvel éclairage amène le visteur vers une vision sensible de la structure de la tapisserie et provoque une deuxième perception du même espace. Le visiteur peur alors soulever le pan de tapisserie qui le ramène vers le début du troisième cycle. Cette fois, la déambulation se fait dans la pénombre, l'espace éclairé en lumière noire. Des fils de trame réfléchissant la lumière noire dessinent des lignes qui viennent scander l'espace pour créer un trompe-l'œil amenant peu à peu le visiteur vers la sortie.