Cuban linx, Amélie Bertrand

Présentation
Amélie Bertrand associe les outils de créations et collages numériques à son processus de peinture. Le pari de la représentation est engagé dans le jeu de résolution, réglage ou vision exacte, prise entre le faisceau d'une écriture digitale et sa reproduction fidèle à la surface de la toile. Se joue alors dans les gradients, dégradés et virtuosités chromatiques, des formes et nuances, prouesse que le geste de peindre, illusionniste ou performatif, parvient à tenir et provoquer. Comme un grand décor figuratif, montage pop et hybride, l'image agite des lumières et formes complexes qui proviennent du devant comme du fond de la peinture.
Le savant mélange, alchimique presque, d'une représentation et de sa transmutation en textile est l'enjeu ici. Par la couleur franche, l'affirmation d'une lumière venant du fil, d'un choix d'une proximité avec l'écriture textile qui synthétise nécessairement, la tapisserie déjoue le virtuel et s'inscrit dans la perception réelle, de près le matière de la tapisserie porte ses qualités propres, de loin l'image apparait, flux intense et coloré.
