Les actus de la cité

2 nouvelles tapisseries Tolkien à découvrir à la Cité

22.10.2018
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Le 5 octobre dernier étaient dévoilées deux nouvelles tapisseries de la Tenture Tolkien en présence de la belle-fille du célèbre auteur Baillie Tolkien ainsi que de son petit-fils Adam. Après une phase de finitions, les œuvres ont désormais rejoint les cimaises de la Cité de la tapisserie aux côtés de l'emblématique Bilbo comes to the Huts of the Raft-Elves.

Halls of Manwë - Taniquetil, tissée par les lissiers Olivier Baude, Christian Ceulemans, Christelle Chaises et Isabelle Gautier pour les Ateliers Pinton, et Glórund sets forth to seek Túrin réalisée par l'Atelier Patrick et Marie Guillot et Nathalie Mouveroux, ont été libérées des métiers à tisser après plusieurs mois de tissage, en présence de Baillie et Adam Tolkien. Une belle révélation, à nouveau, pour les lissiers comme pour la Famille Tolkien, qui a souhaité souligner l'importance de ce projet unique pour la mise en valeur de l'œuvre graphique de J.R.R. Tolkien :

« C’est un travail de longue haleine, de patience, et ce rendu des dessins, que j’ai vus, qui sont des aquarelles, généralement, et qui sont au format A4 maximum, de les voir rendus à cette échelle ça leur rend plus qu’hommage, ça les transfigure. » Adam Tolkien, le 5 octobre 2018.

Retrouvez les instants émouvants des tombées de métier :

 

À cette échelle, les œuvres tissées permettent une immersion inédite dans le monde magique de Tolkien, le visiteur entre dans les paysages du Silmarillion... Ces deux nouvelles pièces de la Tenture Tolkien ont pris leur place dans l'espace de présentation de l'opération "Aubusson tisse Tolkien", à découvrir jusqu'au 31 décembre au sein de la plateforme de création. 

Et en coulisses, l'aventure continue, avec le tissage de la première "Lettre du Père Noël", par l'Atelier Guillot dans l'atelier de tissage de la Cité de la tapisserie. L'atelier sera accessible à la visite le vendredi 26 octobre à 15 h, à l'occasion des Journées nationales de la laine, puis à partir du 2 novembre les vendredis et mercredis à 15h. La magie devrait opérer une nouvelle fois, le 21 décembre prochain !

 

Les actus de la cité

Le Prix Marcel Duchamp 2018 à la Cité

22.10.2018
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Tout récemment récompensé du Prix Marcel Duchamp 2018, l'artiste et réalisateur Clément Cogitore travaille avec la Cité internationale de la tapisserie et l'Atelier A2 à Aubusson pour le lancement de la réalisation de sa première œuvre tissée, destinée aux collections de la Cité de la tapisserie, après plusieurs mois de préparation.

La Cité internationale de la tapisserie travaille activement pour la création contemporaine en tapisserie d'Aubusson, à travers des projets de créateurs qui comptent sur la scène française. Elle lance cet automne le tissage d'une œuvre de Clément Cogitore qui s'est vu décerner le Prix Marcel Duchamp 2018 le 15 octobre dernier au Centre Georges Pompidou, par l'Association pour la diffusion internationale de l'art français (ADIAF). Pour Bernard Blistène, directeur du Musée national d'art moderne - Centre Pompidou, "son œuvre témoigne d'un regard aigu sur les sujets les plus contemporains". Le dossier de Clément Cogitore a été défendu auprès du jury du Prix Marcel-Duchamp par Jean-Charles Vergne, directeur du FRAC Auvergne. Créé en 2000 par l’ADIAF, ouvert aux artistes français et résidant en France, le Prix Marcel Duchamp compte parmi les grands prix nationaux de référence sur la scène internationale. Il a distingué à ce jour 70 artistes et 17 lauréats. Comme l'a précisé Gilles Fuchs, président de l'ADIAF, "c'est la première fois que le Prix Marcel Duchamp consacre un artiste dont l'œuvre est souvent considérée comme appartenant au septième art".

Son regard novateur de cinéaste, son questionnement sur l'image, font sens dans le cadre de la création destinée aux collections de la Cité de la tapisserie. Cette collaboration est le fruit de la volonté du directeur de la Cité internationale de la tapisserie Emmanuel Gérard et de sa rencontre avec l'artiste dès 2013 (par l'intermédiaire de Jérémy Planchon et Camille de Bayser), ce qui a permis de mûrir le projet de tapisserie jusqu'au démarrage des travaux préparatoires en 2017.

Après Mathieu Mercier, Prix Marcel-Duchamp en 2003, Eva Nielsen, ou encore Jean-Baptiste Bernadet pour la collection "Carré d'Aubusson", ce projet est révélateur de l'intérêt grandissant du monde de l'art contemporain pour la tapisserie, considérée comme un medium à part entière dans le travail pluri-media des artistes de la jeune scène contemporaine.

Des captures d'écran à la matérialité du tissage

Pour son projet de tapisserie, Clément Cogitore puise son inspiration dans les images d’actualités des émeutes de 2011 sur la place Tahrir au Caire, en Égypte.

« Ce projet s’inscrit dans la lignée de mon travail autour d’images très peu définies, circulant en réseau suscitant récits, croyances ou superstition chez le regardeur par son absence de détails. Par le manque d’information qu’elle communique, l’image devient alors un support de projection de l’imaginaire du spectateur, ouverte à tous les possibles. »

Travaillant à partir de captures d’écran très agrandies, Clément Cogitore s’intéresse aux relations entre l’image numérique et la tapisserie dans leur rapport commun au pixel. La découverte des savoir-faire, des techniques propres à la tapisserie, a été envisagée comme un temps préparatoire essentiel à la création de la maquette.

La création de cette maquette et la mise au point du carton a ainsi représenté l'aboutissement d'un process de maturation du projet de tissage, mis en place par la Cité de la tapisserie dans le cadre des créations contemporaines : un long travail d'itération, d'échanges entre Clément Cogitore et le comité de tissage constitué par Bruno Ythier, conservateur de la Cité de la tapisserie et Delphine Mangeret, cartonnière, avec le concours des lissiers retraités, Alain Chanard et René Duché, afin de déterminer les choix de couleurs et de matières, de définir le "grain" de la future tapisserie (le calibre du tissage). L'enjeu technique consiste à interpréter une image numérique très peu définie, si compressée que les détails en sont absents, et de la traduire en un tissage assez large, donnant une présence forte au textile, dans des dimensions importantes : 5 x 2 m.

La Cité de la tapisserie a lancé un appel d'offres auprès des ateliers de la région d'Aubusson-Felletin en s'appuyant sur un cahier des charges précis. C'est l'échantillon de l'Atelier A2, dirigé par France-Odile Perrin-Crinière à Aubusson, qui a su convaincre l'artiste et le jury de la Cité de la tapisserie. Artiste et lissières travaillent ensemble au calage du tissage. L'œuvre ne sera ensuite révélée qu'au printemps prochain dans le cadre d'une installation de l'artiste au sein de la Cité de la tapisserie.

Né en 1983 à Colmar, Clément Cogitore vit et travaille à Paris. Il est représenté par la Galerie Eva Hober (Paris) et la Galerie Reinhard Hauff (Stuttgart).

Après des études à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg et au Fresnoy-Studio national des arts contemporains, Clément Cogitore développe une pratique à mi-chemin entre cinéma et art contemporain. Mêlant films, vidéos, installations et photographies, son travail questionne les modalités de cohabitation des hommes avec leurs images, il y est question de rituels, de mémoire collective, de figuration du sacré...

Clément Cogitore a été récompensé en 2011 par le Grand prix du Salon de Montrouge, puis nommé pour l’année 2012 pensionnaire de l’Académie de France à Rome-Villa Médicis. En 2015 son premier long-métrage Ni le ciel, Ni la terre a été récompensé par le Prix de la Fondation Gan au Festival de Cannes – Semaine de la critique. Il a été nommé aux Césars 2016 dans la catégorie Premier film. Il a obtenu en 2016 le Prix Sciences Po pour l’art contemporain, ainsi que le Prix de la Fondation Ricard : deux de ses œuvres ont ainsi été sélectionnées pour intégrer la collection du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne. Son travail a été exposé à l’été 2016 au Palais de Tokyo. Premier lauréat du Prix le BAL de la Jeune Création avec l’ADAGP pour Braguino ou La communauté impossible, ce projet lui a également valu la mention spéciale du Grand Prix de la compétition internationale du FIDMarseille en juillet 2017. Enfin, nommé aux côtés des artistes Mohammed Bourouissa, Thu Van Tran et Marie Voignier, Clément Cogitore a remporté le Prix Marcel-Duchamp 2018, le 15 octobre dernier.

L'acquisition de la maquette de Clément Cogitore, qui intègre ainsi les collections "Musée de France" de la Cité de la tapisserie, est soutenue par la Fondation d'entreprise AG2R La Mondiale pour la vitalité artistique. Cette fondation d'entreprise dédiée au mécénat culturel s'engage en faveur des territoires, pour la préservation du patrimoine culturel régional, matériel et immatériel, la valorisation de la création contemporaine, ainsi que la promotion des métiers d’art.

 

 

Les actus de la cité

Un manteau pour la collection "Aubusson tisse la mode"

17.10.2018
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La tapisserie est un "tissu" utilisé de tout temps pour habiller les corps avant même les murs... Inspirer les créateurs de mode pour créer une collection de vêtement et accessoires de mode, tels étaient les objectifs de l’appel à projet de la Cité de la tapisserie « Aubusson tisse la mode » lancé en 2015, et qui avait récompensé 6 créateurs. Une nouvelle pièce de cette collection "mode" vient d'être révélée en présence de sa créatrice Capucine Bonneterre.

Nécessitant un travail important de recherche et d'adaptation à travers les échanges entre les artistes et les lissiers, les tissages des six pièces lauréates se succèdent. Les deux premières pièces lauréates, le Blouson Teddy de Christine Phung et Libramen Forma de Prisca Vilsbol et Dagmar Kestner sont tombées du métier au printemps 2018. Le 15 octobre dernier ce fut le tour du manteau japonisant de Capucine Bonneterre, réalisé par la jeune lissière Aiko Konomi de l'Atelier A2.

Pour créer cet élégant manteau, Capucine Bonneterre s'est appuyée sur le principe d'une pièce tissée d'un seul tenant, entièrement pensée en tapisserie. Elle a également souhaité mettre en avant l'analogie entre les "relais" – interruptions du tissage qui permettent les changements de couleurs – et le principe de la boutonnière. Assemblé sans coutures de finitions, par un système de pliage puis maintenu en place par le laçage et le tressage du réseau de boutonnières, le manteau, réversible, peut être porté d'une multitude de façons et donne à voir la matérialité de la tapisserie en présentant certaines parties de son envers foisonnant.

Pour sa réalisation, c'est une véritable collaboration qui s'est mise en place entre l'Atelier A2 et l'artiste, pour expérimenter pas à pas une réalisation sur mesure : tout d'abord l'emploi d'une chaîne de laine afin de préserver la souplesse du vêtement, mais également pour l'agencement en motifs des couleurs de laine et de soie obtenues en teinture naturelle. Jeux de battages et de lumières, entre soies brillantes et laines mates, cette pièce délicate est résolument "tapisserie", entièrement pensée pour éviter l'intervention d'un autre façonnier. Après avoir libéré la tapisserie du métier à tisser, les lissières et la créatrice s'attèlent aux finitions et à l'assemblage du vêtement : rentrer, sur les bordures, chaque fil de chaîne dans la trame, puis assembler les centaines de boutonnières, grâce au système de liens et de ceintures tissés.

La Cité reçoit le prestigieux prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main® - Parcours 2018 (communiqué)

16.10.2018
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Les actus de la cité

La Cité reçoit le prestigieux prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main® - Parcours 2018

16.10.2018
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Le jeudi 11 octobre 2018, la Fondation Bettencourt-Schueller a dévoilé le lauréat du Prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main® - Parcours 2018. La Cité internationale de la tapisserie reçoit cette distinction d'excellence, remise à son Directeur Emmanuel Gérard, pour son travail autour de la création contemporaine, de l'enrichissement et de la mise en valeur des savoir-faire de la tapisserie d'Aubusson, reconnus au Patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO.

Les 700 invités rassemblés dans la salle Wagram, à Paris, pour la cérémonie de remise de ce prix prestigieux, ont eu l'occasion de découvrir des pièces exceptionnelles des collections de la Cité de la tapisserie, après que la Présidente de la Fondation Bettencourt-Schueller, Françoise Bettencourt Meyers, a remis le Prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main® - Parcours 2018 à Emmanuel Gérard, Directeur de la Cité internationale de la tapisserie, en présence de sa Présidente Valérie Simonet, Présidente du Département de la Creuse, et de son Conservateur Bruno Ythier.

La Fondation Bettencourt-Schueller rappelle que ce prix a été créé pour "valoriser les métiers d’art et contribuer à leur rayonnement". La sélection est réalisée par des comités d’experts et un jury indépendant, présidé par Jean de Loisy et composé de Pierre Hermé (pâtissier), Rabih Kayrouz (créateur de mode), Didier Krzentowski (galeriste), Catherine Pégard (présidente de l’Etablissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles), Lina Ghotmeh (architecte) et Nicolas Bos (président de Van Cleef & Arpels).

La récompense "Parcours" du Prix, créée en 2014, met en lumière une personnalité exemplaire pour son engagement, ses réalisations, sa contribution au secteur des métiers d’art français. La Cité de la tapisserie se voit ainsi remettre une récompense importante (50 000 euros) et fera l'objet d'un accompagnement sur trois ans pour le lancement d'une nouvelle collection au sein de la collection "Musée de France" de la Cité de la tapisserie : "Carré d'Aubusson", une série d’œuvres contemporaines en tapisserie, à l’échelle de l’habitat et du décoratif, d’une surface carrée de 1,84 m x 1,84 m.

La Cité de la tapisserie rejoint les 105 lauréats récompensés depuis 1999, représentant 50 savoir-faire d’exception. La Fondation Bettencourt Schueller soutient la Cité de la tapisserie depuis les débuts du projet, notamment pour la réalisation des espaces d'exposition dédiés aux savoir-faire de la tapisserie, "Les Mains d'Aubusson".

Quatre choses sont importantes pour nous. Autour de la formation nous avons réussi à réunir les professionnels de la filière de la tapisserie d'Aubusson, à apaiser les rivalités historiques. Le deuxième point c'est la création contemporaine : nous avons été ambitieux et nous avons fait évoluer les choses. Troisièmement, nous sommes fiers de la qualité des expositions qui sont montées dans cette maison. Nous montrons que l'on peut être dans un territoire rural et faire quelque chose de très haut niveau. Enfin, c'est l'opération "Aubusson tisse Tolkien", un projet unique que la famille Tolkien s'est aujourd'hui tout à fait approprié.

Emmanuel Gérard, Directeur de la Cité de la tapisserie.

[Photo Caroline Doutre / CAPA Pictures pour la Fondation Bettencourt Schueller]

 

Découvrez le film réalisé par Jérôme de Gerlache, produit par Have a great Day films pour la Fondation Bettencourt Schueller :

Calls for creation

Salades (Lettuces)

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Sébastien Gouju, Salades, Jury’s special merit, 2016

Working on the question of the bound and the hierarchy between “noble arts” and “minor arts”, Sébastien Gouju restyles the traditional greeneries of the Aubusson tapestries in a humorous way.

Coming from the notion of décor, he took inspiration in what decorates our plates, to make us sink into a pack of salad. He delivers a composition of salads, a mixed salad, in its most calibrated version, the most industrial ever, with a very contrasted and graphic treatment.

Steeped in the constraints of the textile medium, Sébastien Gouju wished to restrain his cartoon to 20 colors and play with the technical writing of the tapestry to transcribe the almost organic gush of his composition in a mastered weaving project. The jury wanted to underline the quality of his project by attributing him the special mention of 2016.

 

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Bleue (Blue)

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The second prize of the 2016 Cité’s call for creation goes to the plastic artist Marie Sirgue for her project Bleue, a tapestry project of 2m x 3m, which, in the preciousness of its weaving, will pursue to give the illusion… of the pettiest of the construction site’s tarpaulin.

Marie Sirgue lives and works in Toulouse. Multi-medium, her work questions mankind and his uses. From a project, she will go and look for the most appropriate technic. She is interested in the notion of “reverse counterfeiting”: by coming from a trivial model, a common object of minor value, she imagines how to give a nobler copy.

Marie Sirgue experimented for the Cité’s call for creation: from a montage of several photographs from a construction site’s tarpaulin, which just came out of its wrapping, with its wrinkles and its play-on-light thanks to the use of a deported flash, she proposes a big project in trompe l’oeil style, in the draped textile tradition of the historical Aubusson tapestry. For this project, the hangs play with effects of shine, iridescence and light should give the illusion of the plastic being crumpled. Marie Sirgue produces a blur between the original tarpaulin’s framework and the weft of the tapestry, precisely by playing with the technical language of the tapestry, flacked fabric or flat tint. The blues are electric, willfully artificial.

The weaving was entrusted to the Atelier A2 in Aubusson.

 

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Lucite

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Eva Nielsen gets the Cité’s Great Prize 2016 with Lucite, a tapestry proposition in trompe l’oeil style, which plays with a tension between the monumental and the intimate

After going through London’s Central Saint Martins and graduating the Beaux-Arts in Paris, Eva Nielsen is a promising artist from the new French pictorial scene. Represented by Jousse in Paris, Selma Feriani in Tunis and London and The Pill in Istanbul, the young French-Danish is interested in the theme of the interlacing. Her plastic art work is a work of layers: from photographs, Eva Nielsen takes the images over by intervening in successive layers, successive frames of silkscreen printing, application of paint or ink.

For the Cité’s 2016 call for creation, Eva Nielsen proposed a project in trompe l’oeil style. From the name of an illness preventing the confrontation with day light and obligating the ill persons to protect themselves from the sun under a hessian, the work Lucite comes from a research where the artiste superposes the impression of a mosquito net on top of a landscape picture. Planned to measure 2,20 meters large and 3 meters high, the work plays with the tapestry’s monumental dimensions and the intimate perception of the landscape through the textile framework.

While she works her images in successive layers, the realization of a tapestry allows her to transcend her artistic signature by touching directly the material which she prints since several years. As a result of five years of research, this tapestry project could allow her to “merges the tracing papers”, by setting the image into a unique gesture, the one of the weavers.

The weaving was realized by the Atelier Patrick Guillot in 2018.

 

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Le manteau de Capucine Bonneterre (Capucine Bonneterre’s coat)

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Capucine Bonneterre, 6th Prize, 2015 call for creation “Aubusson weaves fashion”

Capucine Bonneterre, young textile creator, proposed an elegant coat in a Japanese spirit, half-way between garment and object of choreographic composition.

Along her researches on the technic of the Aubusson tapestry, Capucine Bonneterre saw an analogy between the relays – weaving’s interruptions which allow the color changing – and the principle of the buttonhole. She then decided to integrate this technical imperative of the tapestry in the graphic composition of her coat.

Entirely thought as to be woven, this project emphasizes the play on lights between matte material and shiny fibers within red shades. The contrast between the apparent simplicity of the weaving on the right side and the wrong side of the tapestry, which is “looser” and furnished, is put forward by leaving visible parts of the garment on the wrong side.

This long coat, woven in one unique piece, is thought up to be assembled without finishing stitches, via a folding system, then set in place by the lacing and the braiding of the buttonhole network. The presentation of the work is to be imagined in a scenography, which is close to the performance: a choreographed passage from the hanging tapestry to the garment, which would be laced up to the body.

Capucine Bonneterre has graduated the École nationale supérieure des Arts décoratifs in Paris (section “clothes design”). She notably collaborates with Cacharel, Christophe Lemaire.

Calls for creation

Henri Cap

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Vincent Blouin and Julien Legras, 5th Prizze, 2015 call for creation “Aubusson weaves fashion”

With Henri Cap, the two designers decided to revive an ancient motif to dress a very contemporary accessory: the cap.

Instead of simply copying a contemporary motif about the technique of low-warp tapestry, Vincent Blouin and Julien Legras came from the conception of the tapestry as a precious accessory, expression of the kings’ glory and the symbol of their power, and they imagined a work over the crown motif.

Playing with the oppositions and contrasts, they decided to confront this monarchy symbol in form of a cap, both very used in the fashion world and considered as the ultimate modern and democratic accessory. This reflection then gave birth to a hybrid object, representation of the ancient in a new and unexpected form.

3 kings, 3 eras, 3 styles

Henri Cap is actually a collection of three caps. Even if the idea of an opposition between the democratic accessory and the symbol of the monarchist power still lingers within the three pieces, each one of them proposes a particular style through a progression in regards to the complexity of the motif.

With less details and colors, the Henri IV cap plays with monochromatic colors and simplicity. The cap in the style of Louis XIV uses more colors. Finally, the Louis XV cap with the shine of its jewels and its large amount of colors can be perceived as a little more feminine. In these three pieces, the designers took into account one of the fundamental characteristic of the tapestry: the weft play allows different levels of reading in function of the distance in the perception. Observed from far off, the tapestry delivers its message. And when one gets closer, the aesthetics and the virtuosity of the motif are the ones which shine.

With proven experience in scenography, the two artists presented their collection in a peculiar mise en scène, to strengthen the sensation of anachronism provoked by such unexpected pieces.

Julien Legras and Vincent Blouin met at the ENSCI. They are both co-founders of the agency Élément commun.