Luxdawn

Créée par Lyse Drouaine, la Maison de création LUXDAWN propose des matières tissées lumineuses, innovantes, à destination des architectes et des décorateurs pour sublimer des lieux d’exception.

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Filière tapisserie - annuaire

Oolmoo

La créatrice de la marque Oolmoo, Laurine Malengreau, réalise sur mesure des revêtement muraux et tableaux textiles en Nuno Silk (mélange non tissé de soie et laines naturelles).

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Œuvres tissées

Mithrim

Mithrim
D’après une aquarelle originale de J.R.R. Tolkien pour Silmarilion, 1927, tapisserie 1,50 m x 4,50 m, tissage Ateliers Pinton, Felletin 2019. Collection Cité internationale de la tapisserie. © The Tolkien Trust 1977.

Le beau paysage de Mithrim a été libéré de son métier dans les Ateliers Pinton après 1 800 heures de travail. La septième pièce de la tenture est restée quelques heures dans l’amphithéâtre de la Cité de la tapisserie avant de partir rejoindre 3 autres tapisseries Tolkien présentées à la BnF à Paris jusqu’au 16 février 2020, dans le cadre de la grande exposition dédiée à J.R.R. Tolkien.

Tombée du métier dans les Ateliers Pinton à Felletin, Mihtrim s’est ensuite dévoilée peu à peu dans l’amphithéâtre de la Cité, sous le regard attentif du public. Un moment d’émotion et de partage avec les lissiers et les spectateurs que Jean-François Giraud, Président du Crédit Agricole Centre France et mécène de ce tissage, a ressenti durant le dévoilement : « C’est vraiment un moment magique. »

Une exclusivité pour ceux qui étaient présents ce jour-là puisque Mithrim est restée quelques heures seulement à la Cité avant de partir en finitions de couture puis être convoyée vers la BnF (Bibliothèque nationale de France) pour la grande exposition « Tolkien voyage en Terre du Milieu » à Paris, aux côtés de trois autres tapisseries de l’opération « Aubusson tisse Tolkien » : Rivendell, Bilbo Comes to the Huts of the Raft-Elves et Halls of Manwë - Taniquetil.

Retrouvez la vidéo de la tombée de métier :

L’œuvre

L’aquarelle originale

Le Silmarillion est une œuvre publiée à titre posthume en 1977 par le fils de J.R.R. Tolkien, Christopher. Commencé dans les années 1910, l’auteur y travaillera jusqu’à sa mort en 1973. Le Silmarillion retrace la genèse et les Premiers Âges de la Terre du Milieu. Après une introduction cosmogonique et une présentation des Valar, les puissances qui gouvernent le monde, l’ouvrage est constitué par la Quenta Silmarillion, un long récit racontant les tribulations et les exploits des Elfes jusqu’à la chute de Morgoth, le premier Seigneur des ténèbres. Le titre du livre provient des Silmarils, trois joyaux aux pouvoirs fabuleux qui sont au coeur de l’histoire. Le reste du livre est dédié à la gloire et la chute des Hommes de Nùmenor au Second Âge et à l’histoire de la Terre du Milieu jusqu’à la guerre de l’Anneau.

Le Silmarillion, La Formation de la Terre du Milieu (Extrait - Chapitre 13 « Le retour des Noldor »)

« Avant que la Lune vint éclipser la froide lumière des étoiles, l’armée de Feanor remonta l’estuaire du drengist entre les Collines de l’Echo, Ered Lomin, et atteignit le vaste territoire d’Hithlum. Quand ils arrivèrent sur la rive nord du grand lac Mithrim ils installèrent leur camp dans la région qui porte le même nom. Mais les hordes de Morgoth, alertées par le fracas de Lamoth et l’incendie de Losgar, traversèrent les cols des Montagnes de l’Ombre, Ered Wethrin, et attaquèrent Feanor par surprise avant que le camp ne soit complètement installé et en position de défense. Les plaines grises de Mithrim virent alors la Seconde Bataille des Guerres de Beleriand. »

L’interprétation tissée


© The Tolkien Trust 1977. Cité internationale de la tapisserie

Après avoir réalisé Halls of Manwë - Taniquetil, les Ateliers Pinton ont tissé, tout en longueur, le lac et les collines de Mithrim. Les couleurs froides de l’immense montagne ont laissé place aux couleurs chaudes et lumineuses de Mithrim.

5 mois de tissage, soit 1 800 heures de travail, ont été nécessaires aux lissiers et lissières pour réaliser cette oeuvre de 9 m2. Un travail long et rigoureux d’autant plus que Mithrim imposait une contrainte technique pour la rapidité du tissage. En effet, contrairement aux autres pièces de la Tenture Tolkien, la petite largeur de Mithrim ne laissait la place qu’à un seul lissier à la fois sur le métier à tisser.

Comme pour l’ensemble des pièces de la Tenture, le principe d’interprétation, inspiré des techniques des XVe et XVIe siècles : l’utilisation de couleurs pures et une écriture technique très marquée avec l’utilisation systématique de  « battages ». Un choix pertinent, selon Lucas Pinton, directeur des Ateliers Pinton, expliquant que « ces battages, de près on les voit et quand on s’éloigne, tout paraît limpide et on ne les voit même plus. Et c’est ça qui est intéressant avec la tapisserie, c’est jamais dans le détail, c’est toujours de regarder l’ensemble avec du recul. »

Expo passée

Les Horizons perdus

Du 01 Février 2020 au 07 Septembre 2020

Du 1er février au 7 septembre 2020, la plateforme de création de la Cité internationale de la tapisserie à Aubusson est investie par l'artiste plasticienne Delphine Ciavaldini, qui y installe une vaste pièce textile, Les Horizons Perdus

La plateforme de création contemporaine concrétise la fonction de développement de la création contemporaine de la Cité internationale de la tapisserie en mettant en avant des créations originales, issues du Fonds contemporain, les grands “chantiers” de la Cité de la tapisserie comme le projet “Aubusson tisse Tolkien”, ou encore l’accueil d’artistes en résidence. Pour ce début d’année 2020, la Cité de la tapisserie a laissé carte blanche à l’artiste plasticienne Delphine Ciavaldini pour une installation monumentale, Les Horizons perdus, réalisée dans le cadre de son projet de création contemporaine.

Ce projet développé pour la Cité internationale de la tapisserie avait connu une première étape de recherche-résidence soutenue par l’association Lainamac et la Ville de Felletin au sein de l’Église du Château de Felletin, en février-mars 2019, qui avait abouti à une première pièce monumentale : Ceci est mon corps.

[Voir la vidéo de l’installation de 2019 sur YouTube]

Les horizons perdus

Les Horizons perdus est une installation textile monumentale à caractère architectural qui permet de rentrer au cœur des arts tissés et d'en questionner les enjeux de représentativité commune et de sensibilités individuelles.

L’installation a pour motif le tissage au sein de l’habitat, ses champs d’usage et de représentation.

Les matériaux utilisés (fils, laines, soieries, bobines, cantres, embrases, tapis, tapisseries, cartons, calques, flûtes, etc. ), sont issus du recyclage et ont été récoltés sur plusieurs années dans un rayon de dix kilomètres autour de la Cité internationale de la tapisserie à Aubusson.

L’installation est composée de deux parties.

La première, Remettre les pendules en l’air, tente une digestion des usages tissés et les propose en une galerie de totems, présences mythologiques qui nous accueillent.

Les totems s’intègrent peu à peu à un large espace de tissage tridimensionnel où l’on chemine à l’intérieur d’une tapisserie : Les Horizons perdus. L’installation présente un espace dont l’architecture tissée questionne nos repères.

Au cœur des fils, les représentations se multiplient ou échouent, au gré du regard du spectateur.

Photo : Zoé Forget

 

Les Horizons perdus, texte poétique de Jean-Daniel Baltassat, lu par Delphine Ciavaldini :

 

L'artiste

Delphine Ciavaldini est originaire du spectacle vivant et pratique les métiers de la scène depuis 25 ans. Cette orientation, qui a commencé par les costumes et accessoires, a bifurqué au fil du temps vers la scénographie et la mise en scène. L’appréhension de l’espace et sa dramaturgie a très fortement influencé sa pratique de plasticienne.

Depuis 2012 elle propose des installations qui s’apparentent à des environnements. Le visiteur qui les traverse et se meut dans les pièces devient un peu plus qu’un spectateur. L’espace est donné en expérience, la circulation permet d’y mêler les enjeux et pensées personnelles ainsi que les consciences et mémoires collectives.

Delphine Ciavaldini construit ses installations avec des matériaux usuels ayant déjà servi et les « recode » afin qu’ils nous disent autre chose de notre quotidien, des liens qui nous unissent aux nécessités qui nous définissent.

Photo : Cité internationale de la tapisserie

Découvrez-en plus sur delphineciavaldini.com

“Femme & Féroce”, entretien avec Delphine Ciavaldini par K et Louna : ses débuts de costumière dans les théâtres de Londres.

“La possibilité d’un Ailleurs”, entretien avec Delphine Ciavaldini sur sa démarche artistique, par K et Louna.

 

AUTOUR DE L'EXPOSITION

L'ouvrage Les Horizons perdus, aux Éditions de l'Attente

Le 26 février 2020 paraît aux Éditions de l’Attente Les Horizons perdus de Jean-Daniel Baltassat et Stephen Horne – autour de l’installation artistique éponyme de Delphine Ciavaldini à la Cité internationale de la tapisserie à Aubusson. L'ouvrage est disponible en avant-première à la Cité de la tapisserie à partir du 14 février et présenté à l'occasion d'une rencontre-dédicace avec Delphine Ciavaldini et Jean-Daniel Baltassat le 14 février à 18h30 à la médiathèque de Felletin (23).

Ce livre vient s’inscrire dans une toute nouvelle collection proposée par l’éditeur bordelais,  « L’art à lire » dédiée aux écrits sur l’art. L’ouvrage, bilingue français/anglais, est constitué d’un texte introductif poétique par Jean-Daniel Baltassat (traduit en anglais par Jennifer K. Dick) et d’un texte critique et didactique par Stephen Horne (traduit en français par Pascal Poyet), autour de l’œuvre in situ de l’artiste. Un cahier 16 pages d’images en couleur vient s’insérer dans le livre pour restituer la dimension visuelle de l’installation en fils de laine. Photographies de Zoé Forget.

Les actus de la cité

"Christmas 1928", une nouvelle tapisserie Tolkien pour les fêtes

10.12.2019

À Aubusson, Christmas 1928 "tombera du métier" le 20 décembre prochain pour rejoindre les collections de la Cité internationale de la tapisserie.

Alors que la Bibliothèque nationale de France présente actuellement à Paris quatre tapisseries du projet "Aubusson tisse Tolkien" réalisé depuis fin 2017 par la Cité internationale de la tapisserie, l'aventure des tissages de cette série de tapisseries tirée d'illustrations originales de l'auteur britannique se poursuit à Aubusson. Une deuxième Lettre du Père Noël, huitième œuvre de la Tenture Tolkien, sera libérée du métier à tisser puis dévoilée dans l'après-midi du 20 décembre.

Christmas 1928 (Letter from Father Christmas, 1928)  est la deuxième œuvre d'un ensemble de trois tapisseries d’après les Lettres du Père Noël (1926, 1928, 1933). La série des Lettres du Père Noël tient une place particulière dans la Tenture Tolkien, puisqu'il s'agit de pièces moins monumentales avec un tissage plus fin, pour souligner leur histoire, intimiste et familiale : chaque mois de décembre entre 1920 et 1943, J.R.R. Tolkien écrivit pour ses enfants une lettre signée du Père Noël et venant tout droit du Pôle Nord, accompagnée d’une illustration. Ces contes relant la vie du Père Noël et ses aventures avec son assistant l'Ours Polaire Karhu au Pôle Nord ont été édités par Baillie Tolkien en 1976.

Les trois tissages des Lettres du Père Noël font l'objet d’un financement spécifique par le Tolkien Trust.

Christmas 1928 est tirée de l'illustration de la lettre reçue par les enfants Tolkien en 1928. L'œuvre illustre l’une des nombreuses mésaventures de l’Ours Karhu, facétieux et maladroit assistant du Père Noël. Insistant pour transporter une grande quantité de paquets à la fois, sur sa tête et dans ses bras, pour les apporter dans les entrepôts, il tomba à la renverse dans les escaliers.

Le tissage a été confié à l'Atelier Guillot, guidé par un carton tracé par la peintre-cartonnière Delphine Mangeret. Les lissiers et les lissières se sont servis d’une cinquantaine de couleurs réalisées par le teinturier aubussonnais Thierry Roger et d’une seule matière, la laine.

Tout au long de la réalisation de cette tapisserie de 7,84 m2, l’Atelier Guillot a accueilli les élèves-lissières du Brevet des Métiers d'Art "Art de la Lisse" – dispensé à la Cité internationale de la tapisserie et coordonné par le GRETA du Limousin –, qui se sont réparties le travail pendant les 4 mois de tissage.

L'œuvre sera révélée pour la première fois en entier et sur l'endroit le 20 décembre prochain, à l'occasion de sa "tombée de métier", événement unique et spécifique à la tapisserie de basse-lisse – le tissage sur métier de basse-lisse s'effectuant sur l'envers et l'œuvre étant enroulée au fur et à mesure du tissage. Son dévoilement se déroulera en public dans l'amphithéâtre de la Cité de la tapisserie, dès 16h15.

Elle sera visible à la Cité internationale de la tapisserie pendant les fêtes, après les quelques jours nécessaires aux coutures de finitions. La Cité de la tapisserie fermera ensuite ses portes du 1er au 31 janvier 2020 afin de procéder à son nouvel accrochage et effectuer quelques réaménagements. Le public pourra de nouveau admirer les tapisseries Tolkien au cœur du parcours d'exposition dès la réouverture en février.

Appels à création

Comedia, Limbo, Hugo L'Ahelec (maquette)

Comedia, Limbo, Hugo L'Ahelec, appel à création 2019.

Projet de tapisserie associée à une scuplture en céramique, des sphères en cuir pouvant servir d'assises, un miroir en volume sur un châssis de bois et un miroir en tôle poli-miroir gravé.

Hugo L'Ahelec a choisi d'explorer, à travers la tapisserie comme scène centrale et ses objets associés, le récit de Dante dans La Divine Comédie - L'Enfer, Chant IV (Les Limbes).

Avec "L'œuvre ouverte : la tapisserie en extension", la thématique de l'appel à création 2019 invitait en effet les artistes à imaginer la tapisserie comme pièce centrale d’un dispositif artistique et décoratif contemporain, générant autour de l'œuvre tissée un espace immersif, modulable, adaptable aux lieux de vie comme aux espaces d'exposition, sous la forme d'éléments mettant en œuvre d'autres techniques (impressions textiles ou papier, métal, céramique, émail, bois, etc.) et lui faisant écho.

Aux côtés du Grand Prix d'Anne-Laure Sacriste et du 2e Prix de Raphaël Barontini, le jury de sélection a choisi de conserver 3 maquettes parmi les 10 projets finalistes de 2019, en vue de la promotion de ce type de dispositif auprès des professionnels. Le projet Hugo L'Ahelec est conservé et mis à la disposition d'éventuels commanditaires.

Hugo L'ahelec est diplômé de l'École Boulle et de l'ENSCI-Les Ateliers.

Appels à création

Tapisserie troglodytique, Jenna Kaës & Clément Vuillier (maquette)

Tapisserie troglodytique, Jenna Kaës et Clément Vuillier, appel à création 2019.

Projet de tapisserie associée à six éléments mobiliers issus de la technique de la pétrification calcaire.

Le projet prévoit de faire écho à la tapisserie évoquant l'ouverture d'une grotte, à travers un ensemble mobilier réalisé grâce à la technique de la pétrification calcaire, en plaçant les objets (une applique, une lampe à poser, un chandelier, un guéridon, un vase et une table basse) au coeur du Gouffre de Proumeyssac (24), où des techniciens réaliseraient les pièces en plaçant les objets (drapés textiles rigidifiés par une résine) sous une source "pétrifiante" pendant plusieurs années et en les retournant régulièrement.

Avec "L'œuvre ouverte : la tapisserie en extension", la thématique de l'appel à création 2019 invitait en effet les artistes à imaginer la tapisserie comme pièce centrale d’un dispositif artistique et décoratif contemporain, générant autour de l'œuvre tissée un espace immersif, modulable, adaptable aux lieux de vie comme aux espaces d'exposition, sous la forme d'éléments mettant en œuvre d'autres techniques (impressions textiles ou papier, métal, céramique, émail, bois, etc.) et lui faisant écho.

Aux côtés du Grand Prix d'Anne-Laure Sacriste et du 2e Prix de Raphaël Barontini, le jury de sélection a choisi de conserver 3 maquettes parmi les 10 projets finalistes de 2019, en vue de la promotion de ce type de dispositif auprès des professionnels. Le projet de Jenna Kaës et Clément Vuillier est conservé et mis à la disposition d'éventuels commanditaires.

Jenna Kaës est diplômée de l'ESAD de Strasbourg et Clément Vuillier a été formé à l'École cantonnale d'art de Lausanne.

Appels à création

Dans l'espace "exquisite" de la nuit..., Julie Bena (maquette)

Dans l'espace "exquisite" de la nuit, le printemps est roi, Julie Bena, appel à création 2019.

Projet de tapisserie de 3,85 x 1,80 m, en association avec un costume (un manteau de cuir peint, un pantalon de cuir, un body en dentelle), possiblement porté dans le cadre d'une performance narrative, une chaise haute et sa tablette en métal, verre et tissu. Le dispositif peut être complété par une carafe et des verres.

Avec "L'œuvre ouverte : la tapisserie en extension", la thématique de l'appel à création 2019 invitait en effet les artistes à imaginer la tapisserie comme pièce centrale d’un dispositif artistique et décoratif contemporain, générant autour de l'œuvre tissée un espace immersif, modulable, adaptable aux lieux de vie comme aux espaces d'exposition, sous la forme d'éléments mettant en œuvre d'autres techniques (impressions textiles ou papier, métal, céramique, émail, bois, etc.) et lui faisant écho.

Aux côtés du Grand Prix d'Anne-Laure Sacriste et du 2e Prix de Raphaël Barontini, le jury de sélection a choisi de conserver 3 maquettes parmi les 10 projets finalistes de 2019, en vue de la promotion de ce type de dispositif auprès des professionnels. Le projet de Julie Bena est conservé et mis à la disposition d'éventuels commanditaires.

Formée à la Villa Arson à Nice puis à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles, Julie Bena est représentée par la galerie Joseph Tang à Paris.

 

Appels à création

Sans titre, Raphaël Barontini

Sans titre, par Raphaël Barontini, 2e Prix 2019. Projet d'installation en tapisserie, soie imprimée et inserts sérigraphiés. 

Le deuxième prix 2019 revient à Raphaël Barontini, artiste formé aux Beaux-Arts de Paris et représenté par la galerie Alain Gutharc à Paris, The Pill à Istanbul et Espai Tactel à Valence.

Dans la lignée de son travail pour "sortir la peinture du châssis", Raphaël Barontini s'est intéressé à la rencontre entre la pratique, séculaire, de la tapisserie de basse-lisse, et des pratiques textiles plus contemporaines comme l'impression et la sérigraphie.

Il imagine une installation empreinte d'onirisme, évoquant tout à la fois une tête de lit royal, à baldaquin, ou un décor de salle du trône, entre Orient et Occident.

L'installation est constituée d'un pan central en tapisserie qui vient s'hybrider à des inserts sérigraphiés sur différentes matières, dans l'esthétique d'un collage, et s'assemble en volume avec des voilages aux drapés baroques, imprimés sur soie.

Dans cet imaginaire poétique créole, l'agglomération dans des teintes acides des références culturelles  – de la peinture italienne du XVIe siècle à la sculpture antique, en passant par l'art africain – fait écho à la confrontation des factures, des différences de poids et de tombés, de trames et de textures.

Appels à création

Paradis, Anne-Laure Sacriste

Paradis, Anne-Laure Sacriste, installation en tapisserie, cuivre et céramique émaillée, Grand Prix 2019.

Pour l'édition 2019 de l'appel à création de la Cité internationale de la tapisserie, placée sous le thème "L'œuvre ouverte : la tapisserie en extension" visant à récompenser des dispositifs intégrant la tapisserie dans des ensembles décoratifs, Anne-Laure Sacriste se voit attribuer le Grand Prix pour Paradis. Le projet d'environ 2 m de haut assemble tapisserie, panneaux et damiers de cuivres et objets en céramique émaillée.

Formée aux Beaux-Arts de Paris et à l'École Duperré ainsi qu'à la Parson School of Design de New York, la pratique d'Anne-Laure Sacriste témoigne de ce double cursus, où la peinture, la gravure et le dessin sont intégrés à des installations complexes. Elle est représentée par la galerie Vera Munro à Hambourg.

Empruntant un motif, entre verdure et millefleurs, au moine Fra Angelico dans L’Annonciation peinte au couvent San Marco à Florence, Anne-Laure Sacriste propose un espace contemplatif, que l'on peut déplacer et installer en fonction des lieux. L'installation se compose autour de deux panneaux de tapisserie tendus sur châssis, Verdure à la colonne et Verdure All-over.

Deux plaques de cuivre, à hauteur des tapisseries, jouent de leurs reflets en déplaçant l'image et questionnant le regard du spectateur. Un damier au sol, constitué de sept plaques de cuivre (en résonance avec les jardins conçus par Mirei Shighemori au Japon), prolongent l'image de la tapisserie et juxtaposent les perspectives. Trois tortues de céramique émaillée complètent le dispositif. Dans cet espace mouvant ambigu, l'image n'en finit pas de disparaître, d'apparaître, de se multiplier.

 

Pour aller plus loin

Découvrez le travail d'Anne-Laure Sacriste sur http://www.annelauresacriste.com/