Les actus de la cité

Des textiles lumineux prennent vie dans les Ateliers de la Cité

14.02.2017
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Au-delà du musée traditionnel, la Cité de la tapisserie se donne pour mission de soutenir la filière et œuvre au développement économique du territoire. En mettant à leur disposition deux ateliers de 31m2, la Cité accueille des porteurs de projets textiles innovants, dans le cadre d’un partenariat avec la Pépinière 2Cube d’Aubusson. Lyse Drouaine est l’une des créatrices sélectionnées pour développer son activité au sein de la Cité.

Deux projets de création d’entreprise ont été retenus pour intégrer les Ateliers de la Cité. Après Laurine Malengreau avec « OOLMOO : new textile art from Aubusson », c’est au tour de la designer textile Lyse Drouaine de prendre possession de son local.

De la tradition à l’innovation textile, le projet de Lyse Drouaine s’est construit au fil de sa formation et de ses différentes expériences professionnelles en création textile.

Après un Diplôme des Métiers d’Art en Textile à l’École supérieure des arts appliqués Duperré (Paris), pour lequel elle se spécialise en tissage, la jeune femme poursuit ses études textiles en licence professionnelle Design de Mode, Textile et Environnement. Pendant ses années de formation, Lyse Drouaine s’intéresse particulièrement à la lumière, qui prend forme dans la matière tissée et se propage dans l’espace architectural.

Grâce à un stage auprès d’un équipementier automobile, elle découvre le tissage industriel et les métiers jacquard et développe ensuite une collection de textiles pour l’automobile. Le style épuré laisse apparaître un motif récurent : celui de la ligne interrompue.

Puis, assistante de création aux ateliers Sophie Mallebranche, elle s’imprègne des codes du secteur du luxe, sur un poste polyvalent qui lui laisse découvrir les différentes facettes du métier de directeur artistique.

La créatrice part ensuite au Vietnam dans le cadre d’un programme mené par l’association Batik International. Elle y développe pendant six mois des collections de tissage manuel au sein d’une entreprise de Hanoi. Une expérience qui lui permet de côtoyer les sériciculteurs, les filatures, les artisans auprès desquels elle découvre les propriétés et la production de matières nobles.

De retour en France, c’est sous de nouvelles influences qu’elle renouvelle et précise son travail autour des textiles lumineux. Elle allie désormais la fibre optique aux matières naturelles,  à la recherche d’un équilibre subtil entre matière et lumière.

À la recherche d’un lieu propice aux échanges et au développement de cette nouvelle activité, elle propose un dossier de candidature pour intégrer l’un des Ateliers de la Cité et voit son projet sélectionné.

Son premier objectif est de développer une collection de panneaux tissés avec du lin, dont elle souligne les qualités techniques autant que sa façon de s’intégrer à une architecture, en le combinant à un léger réseau de fibre optique. Les matières s’apprécient avec et sans éclairage, fonctionnent de jour comme de nuit. Tantôt réalisés à la main sur un métier à échantillonner installé dans son atelier au deuxième étage de la Cité de la tapisserie, tantôt produits en collaboration avec des industriels, les prototypes se succèdent.

Le travail de recherche de Lyse Drouaine a été sélectionné par la Cité du design dans le cadre du Off de la Biennale Internationale du Design 2017 de Saint-Étienne. Intitulée « Tisseuse de Lumière », une exposition construite autour de ce projet de design textile sera accessible au public aux Ateliers Weiss à Saint-Étienne, du 06 mars au 31 août 2017.

Aubusson tisse Tolkien : une première fantastique pour la Cité de la tapisserie

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Aubusson weaves Tolkien - press release (English)

25.01.2017
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Aubusson tisse Tolkien - communiqué

25.01.2017
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De l'ENAD à la Cité

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Appel à création de la Cité de la tapisserie : deux projets primés et une mention spéciale

08.12.2016
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La Cité de la tapisserie lance une activité exclusive pour 2017 : "Vivre l'art autrement, méditations / contemplations au cœur des collections"

08.12.2016
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Appels à création

Salades

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Sébastien Gouju, Salades, mention spéciale du jury, 2016.

Travaillant sur la question du lien et de la hiérarchie entre "arts nobles" et "arts mineurs", Sébastien Gouju revisite les verdures traditionnelles de la tapisserie d'Aubusson de manière humoristique. Partant de la notion de décor, il s'est inspiré de ce qui décore nos assiettes, pour nous plonger dans le sachet de salade. Il livre une composition de salades, une salade composée, dans la version la plus calibrée, la plus industrielle qui soit, avec un traitement très contrasté et graphique.

Imprégné des contraintes du médium textile, Sébastien Gouju a souhaité restreindre son carton à 20 couleurs et jouer sur l'écriture technique de la tapisserie pour transcrire le bouillonnement quasi organique de sa composition dans un projet de tissage maîtrisé. Le jury a tenu à souligner la qualité de son projet en lui attribuant la mention spéciale 2016.

Expositions & activités

Appels à création

Lucite

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Eva Nielsen obtient le Grand Prix 2016 de la Cité internationale de la tapisserie avec Lucite, une proposition de tapisserie en trompe-l'œil qui joue sur une tension entre le monumental et l'intime.

Passée par la Central Saint Martins de Londres et diplômée des Beaux-Arts de Paris, Eva Nielsen est une artiste prometteuse de la jeune scène picturale française. Représentée par Jousse à Paris, Selma Feriani à Tunis et à Londres et The Pill à Istanbul, la jeune Franco-Danoise s'intéresse  à la thématique de l'entrelacement. Son travail plastique est un travail de strates : à partir de photographies, Eva Nielsen s'approprie les images en intervenant par couches successives, cadres successifs de sérigraphie, applications de peinture ou d'encre.

Pour l'appel à création 2016 de la Cité de la tapisserie, Eva Nielsen a proposé un projet de trompe-l'œil. Du nom d'une maladie interdisant la confrontation avec la lumière du jour et oblige les malades à se protéger du soleil sous une toile, l'œuvre Lucite est issue d'une recherche où l'artiste superpose l'impression de la trame d'une toile moustiquaire à la photographie d'un paysage. Prévue pour mesurer 2,20 m de large sur 3 m de hauteur, l'œuvre joue entre les dimensions monumentales de la tapisserie et la perception intime du paysage à travers la trame textile. 

Alors qu'elle travaille ses images en couches successives, la réalisation d'une tapisserie lui permet de transcender son geste artistique en touchant directement le matériau même qu'elle imprime depuis quelques années. Aboutissement de cinq années de recherches, ce projet de tapisserie pourrait lui permettre de faire "fusionner les calques", en mettant en forme l'image en un seul geste, celui du lissier.

Le tissage a été réalisé par l'Atelier Patrick Guillot en 2018.

En 2019, Eva Nielsen fait partie avec Lucite de la sélection de la Triennale d’Art textile de Lodz en Pologne, au Musée Central des Textiles, la plus ancienne triennale d’art textile. Son travail est également présenté en Allemagne et aux Etats-Unis. Une première monographie consacrée aux productions d’Eva Nielsen paraît en juin 2019 chez Manuella Éditions.